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association  c                         s      rencontres

      franco    -                           allemandes

            artistiques          et humaines

                                  de

                             freiburg

                         à   besançon

                 la colombe vole ravie

                                                            


yves descharmes, piano      claudia mundi, chant

szuhwa wu, violon                lisa walther, alto

bernard mauppin, violon    barbara graf, violoncelle

marie-louise fourquier         julien laffaire, clarinettes

florence aoustet                   miyo mishima, flûtes

martine ridoux, piano         léa zehaf, récitante

françois costagliola             emeline beckmann, récitants

        de besançon                       de freiburg et berlin


pierre migard, direction de l’ensemble instrumental

liliane et yves descharmes, conception du spectacle

En lisière des manifestations mémorielles, le centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale inspire aussi une recherche d’un temps perdu qui donne voix à l’expression artistique. C’est à quoi s’est employé, pour sa deuxième création, l’ensemble « Consonances » le jeudi 10 juillet à l’auditorium de la Cité des arts de Besançon en offrant au (très) nombreux public une remarquable soirée musicale, poétique et scénique, intitulée « 1910-1914 : avant l’Apocalypse ». Le programme artistique, conçu par Liliane et Yves Descharmes, permettait ainsi à la toute jeune association « Consonances » d’inscrire dans l’Histoire son projet fondateur : les rencontres, par la médiation des arts, entre Bisontins et Fribourgeois dans le cadre du jumelage des deux cités. Emouvante réalisation qui fit se mêler, par le jeu des interprètes français et allemands, Alma Mahler et Debussy, Berg et Ravel, Webern et Milhaud, aussi bien que, mis en voix bilingues, Proust et Thomas Mann, Péguy et Rilke, Apollinaire et Georg Heym, Kafka et Cendrars… Soutenu par de judicieuses incursions dans la presse de l’époque comme autant de grinçantes dissonances, le rapprochement des œuvres via leur contextualisation historique favorisa l’écoute de telle pièce musicale réputée difficile. Il donna surtout à entendre une même et sourde angoisse : celle de l’artiste solitaire, saisi par les visions apocalyptiques, à l’écart du bruit qui enfle et de la folie meurtrière des engrenages collectifs.

Bénéficiant de nombreux soutiens, dont celui de la Ville de Besançon, de la Maison de l’Europe… et de l’ADEAF, le concert sera également donné le 16 novembre prochain à Fribourg au Historisches Kaufhaus.

Longue vie à « Consonances » !


Philippe Payen, Université de Franche-Comté

Les musiciens de consonances en répétition à Freiburg en juin 2014

Photographes :

Carole DENECHAUD  -  Sylvain PREGALDINY